Le réalisme est l'arme absolue anti-rampante
 
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 Hitler n’était pas si bon que ça

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omega-17
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MessageSujet: Hitler n’était pas si bon que ça   Jeu 23 Aoû - 10:11

Eva Brown aurait pu le dire, ça serait resté dans les annales et on pourrait discourir sur la pertinence de se taper un dictateur, peser le pour et le contre, établir finalement que c’est une expérience intéressante à vivre : ce genre de choses.
Elle ne l’a pas dit et pourtant on peut quand même lancer le débat.

Mais c’est moi qui le pense. Et qui l’écris.
En toute honnêteté, avec mon statut de joueur pro de Risk, j’aurais pu faire mieux. Je sens bien que mon potentiel me l’aurait permis si les circonstances et l’époque m’avaient été favorables.
La guerre sous-marine à outrance par exemple : au lieu de couler inutilement des paquebots civils américains et m’attirer par ce biais les foudres de Washington D.C. ( District of Columbia si vous vous êtes toujours demandé dans vos plus mémorables instants d’ennui la signification de ces deux initiales ), je m’en serais tenu aux bâtiments militaires et j’aurais harcelé les ports anglais en positionnant mes U-boots à quelques milles au large de ceux-ci.
J’aurais également évité la débâcle de Stalingrad en usant d’une tactique similaire, exploitant totalement les forces de la Kriegsmarine en plaçant mes frégates et autres destroyers en Mer Noire afin de m’approprier les champs pétrolifères de la région, ce qui m’aurait offert un avantage logistique de poids et aurait pris les russes de court.
Concernant le troisième front Egypte-Libye, mes divisions de Panzers restantes ainsi que les reliquats disponibles de la Wermarcht - en lieu et place de soutenir aux Balkans les improbables troupes de Mussolini, militaire du dimanche - seraient allés renforcer en priorité l’Afrikakorps, remportant de fait la bataille d’Al Alamein et boutant Cunningham hors du continent.
La Luftwaffe, sous mon commandement, aurait connu des jours de gloire renouvelés par la création d’aérodromes en Europe de l’Est, formant ainsi une ligne d’envol des pays baltes à la Grèce et soutenant l’offensive vers Moscou tout en étant apte à épauler Rommel. Dans ces conditions et les Anglais une fois isolés de l’Europe et du ravitaillement outre-Atlantique, la Royal Air Force n’aurait plus été un problème, décimée par la densité de mes batteries sol-air au moindre signe de violation de l’espace vital.
Libérée des fronts de seconde main, toute mon attention se serait reportée vers l’horizon occidental, attendant patiemment l’inévitable entrée en guerre des Américains que j’aurais su repousser au maximum le temps d’asseoir ma domination vers l’Afrique et l’Asie. Débarquement qui aurait été accueilli par l’envoi simultané de mes divisions blindées et d’infanterie désengagées des lignes orientales et de mes fusées V2 dont l’opérationnalité aurait été garantie par le travail soutenu de mes savants, cernés en permanence et pour lesquels toute tentative d’exil aurait été synonyme de décès brutal de leur famille.
Le bombardement allié, quant à lui, ciblé sur des villes d’importance stratégique telles que Dresde aurait été contré par un renforcement de la défense anti-aérienne couplé à une protection avancée des usines et des réservoirs de carburant par l’édification de bunkers sur le modèle des hangars à U-boots bétonnés érigés dans les ports français de l’Atlantique Nord comme Saint-Nazaire.

Oui : avec des si, on peut mettre Berlin en cannette de trente-trois.
Et avec des j’aurais fait mieux, on peut écrire des textes toute sa vie.
Ce qui est à coup sûr beaucoup plus intéressant que de regarder des annonces de promotion pour jus de fruits sur une chaîne qui estime normal d’inciter la population à investir dans l’album jubilé de Gregory Lemarchal sur fond de constellation stellaire : depuis Croze-Marie et l‘affaire de la Ligue, les communicateurs conseillent à leurs cartes platinium de patrons de vendre des disques en sensibilisant le public sur la leucémie ; l’exemple cancéreux leur a fait comprendre que détourner de l’argent en le demandant directement aux gens était une méthode trop visible pour acheter des yachts de quarante mètres ou faire construire des villas avec stade de foot particulier aux Seychelles. Et qu’en conséquence, leur donner quelque chose en échange serait peut-être une couverture utile.
Subtile décision marketing de leur part mais rien d’étonnant de ce côté-là : ces personnes ont fait des études, ELLES.
Pas comme certains branleurs qui n’ont rien d’autre à foutre qu’analyser la pertinence et l’impact des publicités Pampryl sur RTL TVI.
Je ne donnerai pas de noms mais je n’en pense pas moins.
Petits cons extrémistes et prétentieux…

Si Hitler n’était donc pas un stratège de première, il était par contre un plagieur très décontracté. Je comprends parfaitement que les Hollandais n’aient pas porté l’affaire en justice, cependant il n’en reste pas moins que le concept des camps de concentration leur revient un peu plus qu’au cocaïnomane autrichien. En période coloniale, lesdits rastafaris européens avaient déjà breveté le système en Afrique du Sud, saisissant avec tout le pragmatisme nordiste que parquer les indésirables était quand même plus agréable que de vivre avec. D’autant plus que lorsqu’on se spécialise dans l’extraction du diamant, partager ses cailloux avec les indigènes locaux n’est absolument pas la priorité.
La bestialité et l’inhumanité qu’on lui reproche à coups de manuels scolaires sont également des plus surfaites car on peut le considérer comme un adepte médiocre en regard des maîtres du genre qui ont fait connaître leur talent avant et après lui. Pol Pot, pour ne parler que de lui et parce qu’il illustre très correctement mon propos, déployait une méthodologie qui permet de reconsidérer notre perception de l’asphyxie au Zyklon B au sein d’infrastructures adéquates. Associant répression et prévention par élan de modernisme, le Cambodgien appréciait l’esthétisme que lui fournissait la vue de ses ennemis pendus aux branches des arbres par les intestins. Ennemis qu’il se faisait un devoir de conserver en vie et ce pour une raison il faut bien le concéder fort perspicace : les hurlements de douleur dans un premier temps puis les gémissements d’agonie ensuite créaient un phénomène dissuasif d’une efficacité redoutable sur le restant des adversaires patrouillant à proximité. De fait, l’amateur de bandanas rouges est indéniablement dans le peloton de tête des praticiens de la cruauté au service du conflit armé. A ceci près que contrairement à la Deuxième Guerre Mondiale, le monde entier se contrefout de l’histoire des Khmers. Et je ne vais pas l’en blâmer.
Tacticien passable, malfaisant à peine au-dessus de la moyenne et superstar encensée pour des motifs peu tangibles, notre ami à la moustache carrée ne s’arrête pas là en matière de trophées immérités. Titre suprême et tant convoité s’il en est, il est régulièrement décoré de la distinction de Plus Grand Criminel de l’Humanité, à égalité avec le stagiaire qui a refusé de partager son Mars dans les locaux du journal. Statut aberrant et largement contestable staliniennement parlant puisque le vodkanoïde qui avait l’habitude de prendre ses repas à la faucille et au marteau surclasse sans débat en nombre et en moustache le petit nazi. Une rapide comparaison mathématique entérine cette énième usurpation : à ma droite Adolf, poids coq avec un score de six millions de bohémiens, Gipsy Kings inclus et à ma gauche Joseph, ceinture poids lourd avec quinze millions d’êtres humains génétiquement modifiés en trappeurs du Grand Nord puis en engrais sibérien. A savoir que la toque fourrée bénéficie d’un bonus spécial pour le nombre difficilement calculable de disparus qui le sont toujours un demi-siècle plus tard et qui n’ont pas été comptabilisés en tant que décédés. Toutefois je me refuse à endosser le rôle de l’indécrottable pessimiste : qu’ils aient mis à jour un monde souterrain habité par une race supérieure de phoques intelligents et décidé de s’y installer définitivement pour signifier leur désapprobation demeure une explication à ne pas écarter. Message d’espoir aux familles.

C’est drôle, vous ne pouvez pas lutter.
Vous avez le droit de rire.
N’ayez pas honte, ce serait ridicule.
Vous contenir par respect historique ou tout autre spasme irraisonné en mâchouillant une épiphyse encore fraîche vous ferait gonfler, vous changeriez de couleur, des bulbes violacés apparaîtraient sur l’ensemble de votre surface épidermique, vous vous tortilleriez sur le tapis avec l’élégance d’un crapaud accoucheur épileptique, vous perdriez toute capacité motrice, on devrait se résigner à vous transporter en petite brouette afin de vous conduire jusqu’à la piscine de l’hôtel dans laquelle on vous balancerait dans l’espoir fou de sauver ce qui pourrait encore l’être et vous couleriez comme une pierre à la con sans avoir saisi l’hommage au gonzo journalisme ; plus grave encore, vous seriez à l’avenir inapte à apprécier la guillerette et non moins admirable subversion produite par le pilonnage inconditionnel que j’exerce dextrement sur mes vingt-six cases.
Non, vraiment, ne faîtes jamais ça, c’est trop handicapant.
Quoi qu’il en soit, dites-vous bien que s’amuser des génocides est un passe-temps relevant de la plus saine des légitimités et qui s’apparente, dans le geste comme dans l’effet, à n’importe quel acte de violence nécessaire bien que celui-ci soit loin d’être gratuit. C'est-à-dire que l’on n’hésite jamais à le condamner à l’aide de termes choisis - pitoyable, malheureux, ignoble, désespérant, scandaleux, horrifiant, intolérable, pathétique, oh mais vous vous rendez compte, quand même… - en jouant des coudes pour être au premier rang, histoire d’avoir quelque chose à raconter et oserai-je dire à penser, pour une fois.
Il faut que quelqu’un s’y colle mais personne ne se bouscule, créneau compromettant et sujet à la détestation populaire à une époque où la tolérance d’apparat fait loi : d’un côté tant mieux parce que moi, le poste me convient parfaitement et me dispense de tout travail de composition.

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MessageSujet: Re: Hitler n’était pas si bon que ça   Ven 24 Aoû - 5:39

"Tu ne sortirais pas un disque, toi, bientôt ?"

Je défie quiconque de faire des commentaires plus pourris que les miens !

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MessageSujet: Re: Hitler n’était pas si bon que ça   Sam 25 Aoû - 15:23

Putain de bordel à queue !!!

Braun, évidemment.

C'est mon côté disco/funk qui m'a trahi.

Me voilà démasqué !

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