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 Chroniques de la bière, de l’héroïsme, du sperme...

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omega-17
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MessageSujet: Chroniques de la bière, de l’héroïsme, du sperme...   Dim 25 Fév - 23:41

... et de la population belge.


Panam

De gros fans d’AC/DC, pour certains de vindicatifs et colossaux partisans d’extrême droite, ( je n’alimente aucune hostilité exacerbée à leur égard et je n’en dirai pas plus pour ne pas flétrir votre lecture d’humanistes déplorés si ce n’est déjà fait dans vos rédhibitions de paladins du genre humain et de sa diversité oh combien déplorable elle aussi ) pour d’autres de brillants communistes ( comme l’on peut l’être à vingt-cinq ans en alimentant des notions ineptes et en étant très sûr de soi malgré son inaptitude à réfléchir convenablement ), hurlent de concert sur le son de T.N.T., dans un pub notoire en la matière, peu éloigné de la rue de Rivoli : la musique, les inhibitions et les idéologies laissent place au son brutal des maîtres du hard en milieu parisien, tout est donc en place pour une pénétration éthylique des vibrations locales.
Bien éloigné de moi l’idée de l’aspect mélomane et fédérateur de ces derniers en tant que vecteur de regroupement humain et je serai donc en conséquence d’une lucidité - ne vous en déplaise - dénuée de considérations communautaires en rapport à l’effet musical sur les troupes opposables les cautionnant par leur proximité, proximité se limitant au nombre de chopes qu’ils commandent dans l’euphorie dont je n’étais pas étranger, c’est peu de le dire, l’euphorie n’étant pas le seul concept dans lequel je versais, ici également, c’est le cas opportun de l’exprimer.
Pour faire simple et direct, je me défonçais la gueule en compagnie d’une connaissance portée sur la poésie et le jazz ainsi que d’une pauvre fille dépressive que je n’ai même pas pu sauter malgré les bières chevaleresques que je m’étais fait fort de lui faire ingurgiter.
D’où l’intérêt de la focalisation sur l’aspect musical et alcoolique de cette soirée, faute de mieux.
Ablation de l’hémisphère cérébral droit et réflexion nihiliste.
Perte d’argent et gain de temps, en tout cas de distance vers l’infini du flottement.


Marseille

« Je vais vous donner la 6.
- Parfait.
- Je vais vous expliquer comment ça se passe ici : quand vous sortez, vous laissez la clé au comptoir, hein ?
- Humm. ( accompagné d’un air de basset perplexe et ennuyé )
- Bon, vous pouvez la garder mais ne la perdez pas.
- Bien. »
Hôtel ‘ Le Rocher ’et j’étais le seul monolithique parmi la clientèle d’ectoplasmes en ce lieu tendant vers la pension Thénardier. Encore une fois, je me sentais tel Bandini arrivant à Los Angeles quand la proprio voulait absolument qu’il vienne de l’Arkansas. Mais moi, j’étais sorti victorieux de l’échange.
Grâce à mon air de basset.
Il n’y a de gloire que lorsque l’on se considère en héros.
Et c’est largement mon cas.


Mons

Je regarde une machine dans laquelle j’ai mis cinq cents grammes de lessive pour être bien sûr de mon coup produire un bruit de centrale à fission nucléaire, une Jupliler à la main et des octopodes scorpionites majeurs dans les oreilles, sous les yeux scrutateurs mais peu consternés d’une fraction non négligeable de la population wallonne.
Si ça doit sauter, ça sautera.
Je suis un exilé, je n’ai aucun scrupules à entretenir, encore moins qu’en Francilie. Mon entrée à coups de pompes dans la baie vitrée a laissé les habitants de ce sous-marin à l’odeur de chlore à peu prés amorphes. Je crois d’ailleurs qu’il leur en faudrait beaucoup, ces gens-là regardent d’un œil désintéressé les extravagances hexagonales, sachant bien qu’ils seraient largement capables de mieux s’ils ne préféraient pas vivre dans les bars trappistes du centre-ville.
Mes fringues ont séché, le sperme aussi.
Ca ne part pas à soixante degrés, en tout cas dans les laveries belges et c’est un peu décevant ; je vous propose de m’envoyer un rapport comparatif en la matière de votre pays bientôt dirigé par les promoteurs du fromage de chèvre charentais. On y verra peut-être un peu plus clair après.
MH soulignait dans un vieil article blogien que j’aie relu récemment que les belges étaient probablement les américains de l’Europe, d’où selon lui, l’hostilité moqueuse des français à leur égard.
Je serai plus néo-réaliste et surtout moins international dans mon analyse en regard de cette constatation sujette à de nombreuses objections : le côté lymphatique plus exacerbé au sein de la plate population de ce pays les réduit à une observation larvesque des agissements extérieurs de façon globale, cette carence dynamique leur permettant de dire et de faire considérablement moins de conneries que leurs limitrophes et pathétiques voisins. L’intention est là, certes, mais l’application jusqu’au-boutiste n’étant pas comprise dans leur mode de pensée, la théorie silencieuse et anti-concrète demeure leur apanage, loin de moi l’idée de le leur reprocher d’ailleurs.
Et c’est ce manque d’initiative brutale vers le non-sens que vos compatriotes reprochent à ces braves belges, les voir cautionner et mimer les agissements sans fondements dont ils sont les fiers auteurs ne pourraient que les ravir ; la situation étant légèrement autre, le mépris reste toujours une solution comportementale permettant de camoufler sa déception.
A l’image de ma glorieuse personne envers les machines montoises.
La Belgique n’est pas américaine, elle est belge et c’est déjà un microcosme inatteignable pour beaucoup, tant l’indépendantisme idéologique discret et le positionnement peu sonore mais néanmoins explicite de leur pseudo diversité ethnique nationale démontrent le fort attachement qu’ils portent à leur identité unique, bien plus encore mais évidemment moins ostentatoirement que les moutons gaulois.

J’attends vos conclusions d’expertise sur mon bureau.
Lundi, huit heures.
Sans faute.


Dans tous les cas, il faut bien se ranger à l’évidence puisque c’est bien la seule morale commune que l’on peut en retirer : la bière adoucit les mœurs, les gens n’aiment pas les héros, le sperme ne part pas à soixante degrés et les belges sont aimablement amorphes.

Là encore faute de meilleure alternative.
Mais l’humain ne me laisse pas vraiment le choix en la matière.
Je le réduis de mon mieux.
Et même lutinisé, il persévère dans ses récurrentes infiltrations en mon monde.
Libre à moi de le châtier en conséquence.
Ce que je fais.

Je suis le gentleman que vous cooptez par fascination originale et cocasse.
Je suis l'enculé qui vous assassine en souriant.

Merci à vous.

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